Gouvernance globale

Quand un seul homme rêve, ce n’est qu’un rêve, mais quand plusieurs hommes font le même rêve, c’est le début d’une nouvelle réalité– Friedensreich Hundertwasser

Comment prenons-nous les décisions en tenant compte de notre responsabilité sociétale ?

Face à un secteur fortement concurrentiel, IMA Technologies a choisi la voie de la libération en 2012 pour viser l’innovation et la performance durable. Convaincue que la performance se fonde sur le bien-être des salariés, IMA Technologies lance sa démarche le «Chemin de la Confiance» afin que chacun puisse se sentir acteur et collaborer à une œuvre commune « faire l’entreprise comme on l’aime ».
Notre mode de gouvernance va évoluer sur la base de ces valeurs : la confiance, la liberté d’innover, le respect des parties prenantes et l’intérêt général. Dans cette approche, l’évolution de la gouvernance repose sur deux notions majeures : se sentir intrinsèquement égaux et s’autoriser à oser.
Ainsi, de nouveaux modes de prise de décision sont testés et déployés au sein des équipes comme la sollicitation d’avis,
la cooptation des managers, la création de comités de rémunération et la co-construction de notre stratégie 2017 (cf. témoignages).

Témoignages

Création de comités de rémunération

ARNAUD-EDARD

En septembre 2014, nous avons travaillé avec les équipes et les délégués du personnel de l’activité sur le système d’évolution salariale qui jusqu’alors était assez fermé. Cet atelier était d’autant plus important que nous n’avions pu tenir nos promesses d’augmentation liées aux compétences en raison d’un gel des salaires général en 2013. L’objectif était de faire en sorte qu’à compétences égales, les collaborateurs bénéficient de rémunérations équivalentes. Une commission composée de 3 personnes volontaires a été constituée.

Pour pouvoir réfléchir et construire une rémunération équitable et juste, la commission a eu accès à l’ensemble des salaires et des évaluations individuelles. Cette mise à disposition d’informations personnelles a été acceptée par l’ensemble de l’équipe alors que ce n’était pas une pratique courante chez IMATECH. Une transparence salutaire car elle a notamment permis de bousculer les suppositions liées aux salaires de chacun. Au final, ce sont les collaborateurs qui ont décidé des augmentations individuelles.»

La sollicitation d'avis

C’est en visionnant la vidéo de Frédéric Laloux que Karine, déjà bien avancée dans un management libérateur a eu un nouveau déclic…

« Avec la mise en place de la libération, j’avais pris l’habitude de laisser le maximum d’initiatives et d’autonomie à mon équipe. Lorsqu’un collaborateur venait avec une problématique ou une nouvelle idée, je récoltais les avis des collègues et des experts sur le sujet puis je prenais la décision.
Mais, est-ce vraiment toujours au manager d’avoir le dernier mot ? Et si je testais l’outil de la sollicitation d’avis avec mon équipe ?

« Avec la sollicitation d’avis ou advice process, toute personne est habilitée à prendre n’importe quelle décision, mais doit solliciter l’avis de ceux qui sont concernés et des spécialistes du sujet. Elle n’est aucunement tenue de prendre toutes les opinions en compte : il ne s’agit pas en effet d‘arriver à une synthèse molle qui fasse plaisir à tout le monde. En général, la décision est prise par la personne qui a identifié le problème ou l’opportunité, ou par celle qui est la plus concernée par la question. » – Frédéric LalouxReinventing organizations

La sollicitation est un outil puissant. Le fait de formaliser la prise de décision provoque une forte implication du pilote bien sûr et surtout de l’ensemble du groupe qui va nourrir le pilote pour qu’il prenne sa décision. C’est une posture très responsabilisante qui donne beaucoup de poids à la décision finale auprès de l’équipe. »

Rendre l'information financière transparente

« De par ma formation de financier, j’ai acquis des réflexes de confidentialité. Avant notre démarche de libération, il m’était toujours difficile de me positionner par rapport à mes collègues sur les informations que je pouvais partager ou pas.

Depuis 3 ans, la situation est plus claire. Le principe qui prévaut est le suivant : si rien ne s’y oppose, je communique les données financières dans le respect des personnes et des clients. Désormais, nous parlons très librement de chiffre d’affaires, de marges, de résultats.

Quand on y réfléchit, il y a peu d’informations vraiment confidentielles.
L’économie ne devrait pas être un sujet tabou car elle fait partie de la vie de l’entreprise.

Avec cette nouvelle posture, mes collègues viennent plus facilement me voir pour me poser des questions. Cependant la transparence financière ne s’improvise pas. Elle exige une réflexion pour donner des chiffres qui aient du sens, qui soient lisibles pour les non-initiés, qui disent des choses sur nos résultats passés mais aussi sur les perspectives, la vision de l’entreprise.

La relation entre notre activité et le résultat économique d’IMATECH devient alors plus visible. »